Les 4 saisons de la femme : le cycle mensturel

Les 4 saisons de la femme : le cycle mensturel

Quand tu penses aux règles, tu penses “fertilité”, “sang”, “pas enceinte” et surtout au fait que ce soit chiant. Mais sais-tu qu’entre temps, il se passe plein de choses dans ton corps ? Savais-tu que tes changements d’humeur et d’émotion sont en partie influencés par ta nature cyclique ? Figure-toi que tu as au quotidien des indicateurs qui te permettent de percevoir où tu en es dans ton cycle.

Comme les 4 saisons de l’année, le cycle menstruel est un processus naturel qui se répète et recommence sans cesse (de la puberté à la ménopause). Les comprendre te permettra de mieux les accepter et pourquoi pas d’en tirer profit 😉

 

Commençons donc par l’automne avec la période des règles

On peut situer le point de départ du cycle où on veut, mais c’est plus facile de choisir le premier jour des règles. À cette saison les couleurs changent et le rythme ralentit, les feuilles tombent, la nature est plus propice à la lenteur, à la rêverie, au recueillement. Le taux de progestérone chute brutalement avec les règles et c’est ce qui peut expliquer une modification de l’humeur : tu es plus sensible et plus vulnérable, quelquefois mélancolique, mais ce n’est pas une faiblesse, juste une transition qui te ramène vers ta vie intérieure. Tu as une capacité plus prononcée à te connecter à toi-même à ce moment-là, alors profites-en pour te recentrer sur l’essentiel et faire le tri dans ta vie intime.

 

L’hiver, la période pré-ovulatoire et infertile

Juste après les règles, c’est une saison infertile pour la terre comme pour la femme. La nature semble totalement endormie, mais sous terre comme dans ton corps, il y a beaucoup d’activités, car c’est la période de germination. À l’image de la nature, tout se prépare à la saison suivante : l’ovaire, enveloppé d’un follicule (phase folliculaire), produit des œstrogènes dont le taux augmente progressivement jusqu’à maturation : la muqueuse utérine (endomètre) commence à s’épaissir en prévision d’une fécondation… Tu as un regain de dynamisme et de motivation, l’attention que tu portais à ton monde intérieur durant les règles se déplace pour se tourner vers l’extérieur, vers de nouveaux projets.

 

Au printemps arrive la période ovulatoire et fertile

Comme les bourgeons qui apparaissent dans la nature, le follicule fait mûrir ton ovule. Tu deviens fertile : les changements d’hormones qui s’opèrent en toi ont une influence sur le col de l’utérus qui s’incline et s’ouvre en 4 ou 5 jours (mais ça demande une auto-observation plus intime) et sécrète un liquide qu’on appelle la glaire cervicale pour permettre l’accueil des spermatos. Tu te rendras compte à cette période que tu as souvent des pertes blanchâtres. À mesure que le pic de l’ovulation approche, cette glaire devient plus abondante et filante, transparente comme du blanc d’œuf cru. C’est pas glam’ on sait, mais c’est comme ça.

Si tu as une relation sexuelle à ce moment-là, elle sert à accueillir les spermatozoïdes et à les aider à rejoindre l’ovule pour une fécondation. L’ovule, libéré de son follicule, a devant lui 12 à 24 h pour être fécondé. Dès que tu as ovulé, qu’il y ait eu ou pas de relation sexuelle fécondante, la glaire redevient subitement opaque et collante avant de disparaître brusquement pour le reste du cycle (fin de la période ovulatoire fertile).

À l’image de la croissance et de l’abondance naturellement généreuse du printemps, tu ressens pendant cette période de ton cycle un pic d’énergie, ta féminité et ton assurance sont accrues, ta créativité et ton dynamisme sont au top. Tu deviens plus altruiste et épanouie. Tu as envie de papillonner, d’entreprendre, de prendre des risques, d’oser ! Tu es particulièrement belle à cette période, car hyper réceptive à l’amour et à la sexualité.

 

L’été, période post ovulatoire

Puis, après les pluies apparaît la saison sèche de l’été (s’il n’y a pas eu fécondation bien sûr, sinon c’est une autre histoire…). Avant de se dégénérer naturellement, le follicule se transforme en corps jaune, qui sécrète de la progestérone et des œstrogènes. La glaire cervicale a complètement disparu et tu peux aisément sentir que la sécheresse au niveau de la vulve est revenue. Tu as devant toi 13 à 14 jours avant les prochaines règles, 14 jours où tu es à nouveau infertile (c’est la seule constance invariable de ton cycle). En été, la nature est calme et sereine, propice à la découverte et à l’aventure, alors enjoy !
Ensuite l’œstrogène et la progestérone diminuent, ce qui entraîne la menstruation et le début d’un nouveau cycle : tu ressens déjà un déclin d’énergie qui annonce l’automne…

 

Tout comme les changements de saison ne se font pas du jour au lendemain, les nuances temporelles, corporelles et énergétiques de ton cycle se dessinent de manière progressive et parfois même silencieuse. Elles peuvent être inconstantes, retardées, perturbées en fonction de ce que tu vis dans ton quotidien, ton cycle peut être plus ou moins court. Pas d’inquiétude, c’est normal puisqu’il faut un certain temps avant que ton cycle se mette en place. Hey, on n’est pas des machines !

À toi de prendre le temps d’être attentive à la nature qui te permettra de discerner cette alternance cyclique des saisons qui sont les signes de fertilité ou d’infertilité et de potentiel personnel, de t’auto-observer, de t’auto-accompagner, d’écouter ton corps et de te concentrer sur tes ressentis. Un bon moyen pour avoir confiance en toi et réussir ta vie relationnelle !

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