Une roumaine de 18 ans vend sa virginité 2,3 millions d’euros sur le net

Une roumaine de 18 ans vend sa virginité 2,3 millions d’euros sur le net

Une Roumaine de 18 ans vend sa virginité ? On dirait une mauvaise blague, ou même un truc sorti d’un film futuriste glauque. Sauf que pas du tout, ça se passe dans notre monde, là, tout de suite. On n’avait pas lu quelque chose d’aussi triste depuis longtemps, et ça fait un peu un choc de voir que des choses comme ça arrivent.

Avant d’aller te faire un milk-shake à la coke pour oublier tout ça, il faut avoir le courage de se demander un peu pourquoi c’est si grave et ce que ça signifie. On commence par le premier truc ; vendre sa virginité. La virginité, c’est ce que tu veux offrir à la personne en qui tu auras confiance pour faire de cet instant un moment magique. C’est censé être une nuit extraordinaire dont tu te souviendras toute ta vie. Alors, décider soi-même de se vendre comme on vend un vélo sur le bon coin… Horrible. D’autant plus que ce que tu ne sais peut-être pas, c’est qu’il y a une entreprise qui chapote le tout ! Cindarella Escort, basée en Allemagne. En gros, c’est un catalogue sur lequel tu peux t’acheter les services d’une femme, de l’âge que tu veux, avec les mensurations que tu veux, avec laquelle tu auras le droit de faire ce que tu veux, tant que tu y mets le prix. On vit quand même dans une époque formidable. La prostitution vend des jeunes filles encore vierges qui viennent se proposer d’elles-mêmes, le tout sur fond de misère économique et humaine.

Parce que oui, ne va pas t’imaginer que cette jeune fille de 18 ans (!) fait ça de gaieté de cœur, contrairement à ce qu’elle s’efforce de montrer sur les plateaux de télé sur lesquels elle est invitée. Elle est tout sourire, avec une jolie robe et un maquillage parfait, à expliquer calmement qu’elle est consciente de vivre dans un monde dur et dans un pays pauvre, et qu’elle a besoin des 2,3 millions que lui donnera son acheteur d’Honk-Kong pour aller faire des études à Oxford. Ce qu’elle n’a en revanche peut-être pas mesuré, ce sont les conséquences qu’un tel acte aura sur sa vie affective et personnelle future. Comme elle le dit elle-même ; « S’il est prêt à y mettre un tel prix, alors c’est forcément un homme bien ». La quantité d’argent que tu possèdes serait donc un gage de tes valeurs morales. C’est bon à savoir… Quant à l’idée de faire ça avec un garçon qu’elle aimera, elle nous répond que « De toute façon, les couples font leur première fois ensemble, puis se séparent plus ou moins longtemps ensuite. Alors à quoi bon ? » On te laisse pleurer un petit coup…

Bon, en prenant un peu de recul, qu’est-ce que ce fait divers particulièrement sordide nous apprend ? Ben déjà que la sexualité est vidée de toute sa valeur, et qu’elle peut même se monnayer, dépucelage inclus. Ça donne une idée de la manière dont le sexe et l’affectivité sont considérés de nos jours. Pour en arriver à une banalisation et à une marchandisation à ce point du corps humain et de ce qu’il a d’infiniment respectable, il faut vraiment que ça aille mal. Le corps, ce n’est pas simplement une enveloppe que tu pilotes avec ton cerveau, c’est toi. On ne peut pas séparer le corps de la personne. C’est pour ça qu’il faut en prendre soin. Dévaloriser son corps, c’est se dévaloriser soi-même.

On a beau essayer de mettre de la valeur sur tout, certaines choses demeurent inestimables : ton intégrité, toi, ta capacité à décider quand, où, comment et avec qui lors de ta première fois.

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